mercredi 23 septembre 2009

Ce matin, des lapins...



Le matin, c’est plus drôle. Etre ou ne pas être du matin, c’est la question. De bon matin, ce matin, j’ai vu plein de lapins qui se sentaient bons aller to work. Dans la rue, la fameuse, qui va de la sortie du métro au boulot. Long couloir rectiligne mais parsemé d’embûches : le stand Rétrodor de la boulangerie qui offre de la dégustation de tranchounettes de pain et du café en thermos, près duquel la boulangère joue à Chabal pour être certaine que tu vas tâter (no pain, no gain a-t-elle envie de hurler à l’amorce du plaquage). Il y a des crottes, ici les gens n’aiment visiblement pas leur quartier et ne ramassent pas. Il y a les mégots, les canettes, les bouteilles en pvc, des éclats de clignotant arrière gauche, sûrement pleins d’insectes qui grouillent sans qu’on les voit.
Par contre, les collègues que j’aperçois dans cette superbe rue crado ont tout sauf fière allure. L’allure, tout d’abord, wow : au petit pas. Unetelle manque de trébucher à la reprise du trottoir après les clous, quand mon voisin d’en face qui ne me voit pas, se fait klaxonner par une volvo grise et sale. Au radar ? Dans le gaz ? Dans le pâté ? Flou artistique ? Slow motion ? Stop motion ? Motion de censure oui ! C’est vraiment marrant, je trouve, de voir le rythme qu’ont les gens quand ils marchent. Le déhanché peut être si peu naturel parfois, l’enchaînement des pas semble être un fardeau. Lève-toi jambe stupide, pose toi pied idiot, allez, next ! Il y en a qui se dandinent, il y a les stoïques bien droits qui essayent de faire croire que ça va, but just look at their face, it doesn’t lie. Il y a ceux qui se frottent l’épaule ou le bras au mur, trébuchant sur le bûcher de leur propre fatigue, et se retournant éveillés 3 secondes pour voir si aucun collègue n’a remarqué, histoire de ne pas avoir honte.
Le réveil est la hantise du bon trouffion travailleur : le coup de la panne. Envie de dormir. Envie de câlins. On est bien à la maison. I hate that place where I work. It’s far. And dirty. Merde. Bon, faut y aller. Give me a gun, I’ll shoot a tree and feel better.
Mais plus drôle que ça, c’est le temps que corps et cerveau mettent à sortir du mode veille. Dans le métro le matin c’est assez évident : les réveillés se reconnaissent dans la soporifique apathie agglutinée.
Et le pire dans tout ça ? C’est que souvent ça n’est pas ton boulot qui va t’aider à t’en sortir. Good moooorninggggg !

mercredi 16 septembre 2009

Lit ? Moi :) (Read me)



Le pied ultime. La meilleure chose qui me soit arrivée depuis que je bosse ? L’entourloupe royale qui fait aimer la vie la semaine ? Le coup de Trafalgar toi ici, fais ton créneau ? Le coup de Jarnac vraiment tout le monde, surtout mes collègues ? Que paso ayer ?

A 9h du matin, voire un peu avant, je suis chez moi frais et dispo comme un garden fraichement poli de son herbe par une machine bruyante. Les goutes de rosée, perles virtuelles, s’amassent dans les cumulonimbus que chatoient le vent. Le soleil me fait un high 5, forcément, il est bien haut à faire le mariole enflammé ce ballon de folie qui me fait rougir. J’entends une colombe, plutôt un pigeon, qui roucoule. LaRoux - cool ? Je suis en caleçon, et je suis en retard. Alors je checke mon webmail.

Le webmail, quelle belle trouvaille right ? Tu n’as pas de blackberry ou d’iphone, pas de solution intégrée de communication active ‘push’ ? Tu ne dors pas au travail ? Tu n’as pas d’assistante sexy et intelligente qui te dit quand Michel Dugland t’attend en trépignant dans la pièce d’à côté ou quand ta vieille cousine d’Amérique te fait une visite surprise au bureau ? Tu n’as pas d’excuse non plus : le webmail, c’est le bureau à portée de maison, c’est la possibilité pour n’importe quelle araignée-ordinateur de la toile mondiale d’accéder à tes mails du boulot. C’est une façon basique de produire toujours plus, toujours aussi moins bien. Regardant mes courriels professionnels, je remarque un mail « cherry on the cake » : envoyé le lundi à 19 :30, il me sommait (m’assommait) de retravailler pour le matin même, ponctué d’un petit ‘merci, salut, hihi’ sous-entendu. Trop c’est trop me dis-je alors. Surtout que j’attendais une réponse depuis 2 semaines. Surfant sur la vague de la grippe (ouvrez-la-bouche-tirez-la-langue) Aaaahhhh, je n’écoutais que moi avant d’envoyer un mail (vive le webmail, donc, qui permet de ne pas parler au téléphone avec les personnes dont tu ne souhaites pas entendre la trop familièrement désagréable voix) pour dire que, ben ouais, j’suis malade, on a perdu 15 degrés en 2 jours, et que j’ai sûrement un gros rhume donc que je vais rester au lit me reposer.

Mensonge ? Fabulation ? Chantage ? Hein, quoi ?? Partiel. Je n’étais certes pas malade, mais je suis resté au lit. J’en suis encore béat et joyeux. Une journée de glande intersidérale c’est sidérant de douceur, un océan de plumes dans un édredon de chaleur, un cosmos de matelas pour un prince sans petit ni grand poids : quelle légèreté ! Quelle aisance à me sentir bien ! Quel remède absolu anti-pression. Mais quel pied putain !

Je recommande à tout le monde, OUI TOI INCLUS, de faire ça une fois dans sa vie. La période est propice (and love), saute sur l’occasion !

Ca n’est pas le vieil adage britton an apple a day keeps the doctor away, mais plutôt a day away keeps the crap away. C’est simple, efficace, et c’est bon pour ton sébum, pour ton sommeil, pour ton teint, pour la crise, pour la confiance, pour le moral, c’est bon pour toi, it's so f.... good !!! Apprends à te faire du bien, prends un jour et fous rien !

lundi 14 septembre 2009

On bulle !



Ce qui est bien en ce moment, à l'orée d'une nouvelle ère pandémique polémique worldwide, c'est que les gens reprennent quelque peu (plutôt pas beaucoup mais ils essayent) les bonnes manières. Lesquelles ? Ahem.
Les gens se lavent vachement much more les mains qu'avant. Bien pensants, roots crados et dactylos se mettent au la 440 (au diapason) du savon! Rendez-vous mondial des malades à Savona en Italie ? Non, pas besoin de trop bouger : chacune à son petit savon sans eau dans la poche. C'est tellement pratique. Chez Chanel, le vigile ne te laisse pas rentrer dans le magasin si tu ne t'es pas fait pshit les mains préalablement. Non, je n'y suis pas allé, on me l'a raconté. A Marseille, le cube vert, jaune ou violet ne s'est jamais aussi bien porté. De quoi se plancton, putaing ? Qui n'a pas envie d'être producteur fabricant de savon ces temps-ci ? La savonnade défonce le Tamiflu. Les bons vieux réflexes sanitaires de base seraient-ils donc plus puissants que l'industrie des labos pharmas géants qui nous dictent quelles molécules sont supposées nous faire du bien? Dans le monde de l'entreprise, la ritournelle est quasi-similaire. Pour ma part j'ai reçu un amusant mail des services généraux que je me permets de vous copier-coller. J'aime tout ce qui est surréaliste, je crois qu'on s'en approche assez ici :

Bonjour tout le monde,

Nous avons constaté depuis quelques temps une plus grande utilisation du savon liquide, probablement due aux mesures d’hygiène consécutives à la grippe A.
Notre prestataire de ménage constate cela également sur ses autres clients.
Pour cette raison, le fournisseur de savon nous a alerté sur le risque qu’il ne puisse plus répondre à nos besoins fasse à l’augmentation de la demande.
Sachez que de notre coté nous ferons le maximum pour éviter ces problèmes d’approvisionnement.


N'oubliez-donc pas de vous laver les mains, afin de ne pas risquer de vous prendre un gros vent en voulant serrer la main de quelqu'un. Vous pourrez rétorquer "T'en fais pas, je me suis lavé les mains!" et avoir peur que la personne qui vous tend la main vous mente.
Et, dans les prisons, est-ce qu'on a interdit le coup de la savonnette dans les douches ? Chez France Télécom, le savon spécial "je kiffe la vie" est sur tous les bureaux, dans toutes les salles de réu et sous certaines chaises ? Chacun pense ce qu'il veut, savon c'que savon, mais au moins, on peut dire que dans tout ce bordel marasmique y'a encore une raison de penser que "c'est du propre". Parce que pour ton amour-propre à toi lecteur, je m'en fais peu, va.
Allez petit cours de choses que nous 'savon' tous : dans ledit objet du crime avec les mains il y a de la soude (une équipe soudée!), de la potasse (une équipe qui bosse dur!) et des acides gras (heu...non je ne ferai pas de commentaire salaud). Au Japon, on comprend mieux qu'ils saponifie beaucoup. D'ailleurs plein de personnes saponifient avec le temps.
Bon début de week propre donc.

vendredi 11 septembre 2009

Verrue vous allez ?



Salut les gens. Been a while. Been busy, désolé de vous avoir (j'espère) manqué un peu. I'm back for good! And bad!
J'ai une verrue au doigt. Non, ça ne m'empêche pas d'écrire. Mais ça me permet de développer un thème important de lifeatwork, les gens qui emplissent l'espace nearwork. L'épicier au coin de la rue où tu tournes après t'être garé parce-que la porte du parking attend d'être réparée depuis 3 mois, la coiffeuse russe et blonde et géante qui dit "N'importe quoi!" "N'importe quoi!" en roulant grave les 'r' à son ami du coin un peu gros en short et t-shirt sur son VTT. Les deux gérants du resto-bar devant lequel tu passes deux fois par jour au moins (aller du métro vers le boulot, et le retour du boulot vers le métro). La patronne du bar-tabac où tu vas acheter tes clopes, parfois prendre un café le matin quand t'es trop à la ramasse ou jouer à Euromillions le vendredi sans trop te faire griller ni trop y croire. La vendeuse du Lina's qui est dans ton estime certainement dans le top3 des meufs les plus bonnes du tiékar. Sérieux, elle est assez ouf, je veux bien son zéro six. Le bellâtre qui est à la terrasse de cette brasserie quasiment tous les midis et avec qui tu échanges un petit sourire en coin, ou un salut de tête quand il n'a pas soulevé ses horribles lunettes de soleil de loser pour suivre le popotin d'une popotamesse. Ewww. Cette fille que j'ai croisée aujourd'hui presque au niveau de la porte du work, alors qu'hier je l'avais croisée sur le même trottoir mais 50m plus loin, au croisement avec la petite rue juste après le passage clouté. Aujourd'hui on s'est sourit et j'ai eu l'impression de voir les yeux d'Olga Kurylenko mais en bleu pale à me faire porter pâle. Ou à lui faire une propale...
A la pharmacie du coin, donc, on m'a donné des pansements avec une lotion à badigeonner dedans pour virer la verrue. Ca marche bien vous verrue. J'avais rarement vu une laborantine aussi...bref ça n'est pas le sujet! Mais au moins, elle a eu le mérite de me donner envie de m'y remettre. Thanx lady.
Finalement, qui sont ces voisinités passagères ? Des amis ou des individus transparents ? Indeed, tu vas au boulot en scoot ou voiture, tu ne connais même pas le nom de la rue qui est trois rues plus loin ni celui de la place à 79m à droite. Alors que si t'y allais en métro ou en vélib, tu serais vachement mieux intégré dans le coin. Coin coin. Et bien c'est la place François Mitterrand. Change ton ton de voix stp buddy. Il y en a avec qui tu peux te lier d'amitié pétillante : l'amitié forte et extra sympa 3 minutes par semaine (c'est une moyenne annuelle). Oui, par exemple Momo, au café où on va parfois déjeuner. Il me demande si ça va. Je lui dis que oui et même question et même réponse. On soupire. On parle du temps. Du business. De la crise. Des clients. Tu sens déjà la routine qui s'installe et tu t'en veux de pas être allé dans le fond à droite, y'avait Le Parisien. Tu le vois posé sur la table d'à côté. Merde! T'aurais pu te cultiver sur les dernières nouvelles du PSG, du Stade Français et de leur grand fan notre cher maire. Et éviter cet échange vain? Je m'en contrefiche ? Dur à dire. Être poli est une chose. Se lier d'amitié une autre. Be friend or befriend or wannabe friend ?
Ces têtes habituelles ce sont des collègues cachés un peu tout de même. La suédoise avec la casquette qui fait ton petit café d'afterlunch dans la paillote du parc à qui tu réponds "tak" pour la faire sourire, c'est comme la collègue de l'étage d'en-dessous dont tu ne connais pas le prénom mais à qui tu fais pourtant une blague dans l'ascenseur : des gens si proches, mais si loin d'être proches aussi. Mais après tout c'est ça la vie. Les rencontres, tout du long. Des bonnes, des mauvaises, des ratées, des à refaire, des émouvantes, des dures, des épuisantes, des enrichissantes, des charnelles, des mystiques, des foirées. Un peu de tout, comme tout partout tout le temps. J'espère que je serai un peu plus inspiré la prochaine fois, que tout ça va revenir. On reprend contact, comme une rencontre qui se refait 2 mois après le rendez-vous initialement prévu mais reporté par manque de temps. Et aussi des problèmes de timing. Anyways, glad to be here again. Write soon.

mercredi 26 août 2009

Complètement téléphoné


Coup de fil, coup d’amour, coup d’je t’aime, coup du sort, coup de pied dans ta gueule aussi, somehow? Atwork, making a personal call can be quite tricky. Dur dur de s’isoler, d’avoir de l’intimité si l’on veut parler à un proche quand on ne possède pas son propre bureau. Et là encore, la porte peut s’ouvrir anytime, interrompant un rare et bref moment de home at work.
Tu ne peux pas aller aux toilettes, on t’entendrait. Devant les ascenseurs, dans un couloir, à la cafète, dans l’escalier, à un autre étage, sur la terrasse sur le toit, à la cantine en dehors des horaires de mangeage généralisé. Comment faire ?
Tu peux sortir, aller dans la rue. Et même là, tu n’es pas à l’abri de croiser un collègue. Jordi dirait : dur dur d’être en privé !
Pourtant, au boulot, tu lis ce blog, tu consultes les statuts de tes amis sur twitterbook, tu clavardes sur msn, tu réserves tes places de train, tu envoies des mails persos, tu glandes sur youtube (c'est de la veille technologique, u gotta know what's on) tu te permets même d’utiliser ton fixe pour appeler des amis à l’étranger quand il n’y a plus personne le soir. Mais un coup de fil perso sur ton téléphone requiert un isolement quasi impossible dans la fourmilière qui t’emploie. Quand tu appelles de ton fixe, c'est facile de faire semblant. Tu sais que le niveau sonore est stable, que l'autre bout du fil t'entend loud & clear. Mais avec le handyphone (on dit comme ça en allemagne et en corée, c'est assez logique) tu parles plus fort. Si si, promis. A toi d’être inspiré et rusé pour faire croire que c’est pro : « C’était bien tes vacances ? Génial, ouais, ça devait vraiment être canon. Oui c’est dans le mail que je t’ai envoyé, vers la fin. » (tu viens de voir un collègue ouvrir la porte au bout du couloir, et tu lui fais un petit signe de la tête sympa, parce que tu es au téléphone donc tu es important).
D’ailleurs, en réunion, certaines personnes ne se gênent pas. En plein débat de la plus haute importance métaphysique au cours d'une réunion qui changerait au moins le sens de rotation de la lune le vendredi retentit la sonnerie de la honte. Putain, mais c'est pas possible d'avoir cette sonnerie là! Oh my... Et là, le mec se lève, ne dis même pas pardon, grossier à souhait il quitte la pièce sans bruit, sans gêne, sans classe mais surtout sempiternels gros cons. Excusez du peu, mais le manque de respect, ça sort des limites de la tolérance. Le téléphone mobile les empêche de rester en place. Makes sense ! Je me demande parfois si c’est Dieu qui appelle pour laisser cinq personnes passionnées et préparées en plan comme de vulgaires novices du speech et du powerpoint.
Dur dur de décrocher de ces bestioles à chiffres. Tout tend à nous connecter de plus en plus vite et simplement alors que dans le même temps on aspire à se déconnecter de tout.
Essayez : éteignez votre portable (le privé, pas le pro, right ?) 2 jours. J’ai gagné, you’re an addict !
InsuPORTABLEuuuuuuu....



mardi 25 août 2009

Noh compwendow

At el trabajo, noh compwendow (superbe scène d’italo-anglais dans les Basterds de Quentin T.) :

- pourquoi trop de gens marchent bizarrement. J’en mettrais ma main à couper, ça ne se dandine pas comme ça dans la vraie vie. Ou alors ça marche plus vite. Il y a des gens qui traversent les bureaux à la vitesse de Jeane Calment sous calmants. On dirait que le temps ne s’est jamais mis en route dans ces moments-là, c’est un peu effrayant. Il y en a d’autres qui se croient au stade. Ils courrent les bras chargés de pile de dossier, avec un ordi et un blackberry et un café, et rendraient jaloux n’importe quel acrobate du Cirque du Soleil par leur maestria, mais pas par leur élégance.

- pourquoi trop de gens font une pause clope. C’est vrai, les fumeurs, chez eux, peuvent fumer quand ils le souhaitent. Les fumistes aussi d’ailleurs. C’est un argument certes fumeux mais habile. Une amie me confiait son désarroi récemment devant le fait qu’elle se sentait exclue de ne pas partager des moments d’intimité enfumée avec ses collègues. Mais c’est mieux pour tes poumons, ton teint, tes dents, et tutti quanti mon lapin. La pause clope c’est la socialisation express, c’est finalement bien triste. C’est le speed dating du networking, 1 minute montre en main, et puis salut hein !

- pourquoi les gens mangent avec un lance-pierre. A la cantine, ce midi, j’avais oublié de prendre une serviette. Je me lève donc de table pour m’en procurer une. Je reviens, et la carafe d’eau était vide. Bien évidemment, personne n’aurait l’audace d’aller la remplir. J’y vais d’humeur joyeuse, je me permets même le luxe de glisser habilement quelques glaçons dans le récipient avant de reprendre le chemin du déjeuner. Juste assez vite pour m’apercevoir que mes 2 collègues avaient déjà fini. 3 minutes 12. Oh – my -WoW ! Je peine à comprendre comment des gens qui rouspètent sans arrêt sur leur sort (pas comme moi, I’m a happy man !) peuvent avoir autant d’empressement à retourner se faire du mal. Chacun ses soucis anyways

- pourquoi les gens changent du jour au lendemain. La veille tu parles, tu rigoles, on se tape dans le dos, c’est trop cool, ouais, super tralala, à demain gamin. Et le lendemain ça fait une tronche d’enterrement et ça te dit pas bonjour, c’est tout botoxé du sourire, ça coagule de l’expressivité, degré zéro de l’amabilité. L’être humain peut pourtant voir 180°, j’étais dans le champ de vision, pas besoin d’un rapporteur ! You saw me !! I know it !! Je ne demande pas à mes collègues d’êtres des chats (287°, voit tout ce qui est sur les côtes le miaou, et il est souvent presbyte mais on s’en fiche) ou des mouches (ça se complique, elles voient à 360°, c’est pour ça que tu peux crâner quand t’en choppes une, évite le taon pourtant) mais j’ai du mal à comprendre certaines réactions ou attitudes. Ha, l’être humain et sa versatilité !

- pourquoi les toilettes sont un lieu à part. Parce qu’à la maison, tu es aux toilettes seul, ou avec ton concubin, ou la tortue de Floride puisque tu as cassé son vivarium. Mais au boulot, tu parles aux toilettes, tu fais des commentaires, tu épies dans le miroir, tu es discret quand ça fait plouf, tu peux pester contre la personne qui était là avant toi parce que wow, quelle bombe odoriférante c’est, tu te mouilles le jean parce-qu’il n’y a plus de serviettes de main ou que les sèche-mains (même pas des Dyson) sont en panne.

- pourquoi la clim n’est jamais réparée ? C’est quand même dommage ! Il fait beaucoup trop chaud !

Mais heureusement que tout le monde ne comprend pas tout, c’est aussi la mystique du monde de l’entreprise. Ca ne sert à rien d’être trop clairvoyant ou omniscient, comme dans la vraie vie. Une part de mystère, ça a toujours du charme, non ?




lundi 24 août 2009

Relation shop

Un brin de manipulation, beaucoup de sourires, un peu de gros culs, beaucoup de faux-culs. Work is a peaceful war place, vous ne trouvez pas ?
Gravir les échelons c'est être un bon fantassin, savoir berner l'ennemi, mais aussi tirer dans le dos des proches. Dure métaphore de la vie, lutte permanente pour se construire en détruisant, parce qu'absence de choix et de pertinence. Le haut de la pyramide ne l'est pas toujours pas compétence, ni le bas par incompétence. La déférence nécessaire qui entraîne trop d'indifférence est certainement plus néfaste que productive. La France est un pays durement jaloux et ces mentalités-là, comme dirait Brel, ces gens-là, on ne les change pas des jours sans lendemains.
Se faire une place au soleil sans partir en vacances est toutefois possible. Du tact, de l'assurance, de l'effacement et de la chance. Tu mets tout ça dans ton melting plot, then you gotta shake hard...and see what happens.
Souvent l'occasion fait les lardons en foire d'empoigne : être au bon endroit au bon moment, accepter contre sa conscience un coup de pouce du destin ou d'un proche, nouer des relations privilégiées avec certaines personnes sont autant de façon de se sentir moins morose dans la crise de foi que l'on peut rencontrer everyday at work.
Heureusement que certaines personnes y trouvent leur compte, leur joie, leurs étoiles dans les yeux qui ne s'étiolent pas. Quand le travail permet de se réaliser, c'est l'assurance de journées pleines notathome. C'est une chance.
Entre créateurs et producteurs notre société tend à la platitude du chemin de nos vies. Et bien non, non et trente-sept fois non : il faut savoir saisir sa chance, mais aussi se saisir soi-même, se prendre en main, savoir être un chouilla égoïste même si ça n'est pas facile. J'ai vu trop de gens malhonnêtes réussir, trop de manipulateurs mentir effrontément en réunion. Trop de scandales que j'ai tus, et qu'on m'a contés. De quoi s'en outrer ou se dire qu'on a été débile par inaction? Qui du plus faible est fort ? Quel dernier est premier ? Carpie diem te dit de cueillir, d'agir, de faire. Just do it then!

vendredi 21 août 2009

21:53



Je vais goûter aux joies du week-end plein de webmails et de athomebeingwork.
Love it.
Vendredi soir, 21:53. Wow, it's sooooo early... Et encore plein de choses à faire de chez moi.
Désolé, donc, pour l'absence de post.
Quand t'as pas le temps, t'as vraiment pas le temps.
Profitez bien de vos samedi-dimanche pour moi.
Profitez-en pour lire les anciens articles que vous n'avez sans doute pas lus. Et pour bronzer la vie les cochons.
Ci vediamo presto...

jeudi 20 août 2009

No sex last day

Ca y est. Un peu de sulfate de sulfite de suffisance sulfureuse. Tu t'es vu quand tabou ? A vous de voir... C'est la canicule, qu'on ..cule, donc sujet chaudement brûlant : sex at work.
Oui, oui, toi qui me lis. Je te vois tourner de l'œil, je vois cette petite goutte qui perle délicatement sur le haut de front, je sens la moiteur de ta main gauche, puisque la droite tient la souris en attente de faire défiler ce texte idiot. Ne pas se défiler, ou si ? It's all about that.
Que celle et celui qui n'ont jamais levé les yeux (pas la voix) sur un(e) collègue se lèvent. Bien. Merci pour votre franchise (pour une fois), personne debout. Comment ne pas y penser, y songer, comment ne pas confondre le désir de bien faire, de s'accomplir en travaillant, de s'épanouir professionnellement, de réussir selon ses desseins, avec le désir tout court? Elle apostrophe...être humain est profondément faible quand il s'agit du sexe.
Je me rappelle d'un collègue que j'ai surpris en train d'embrasser sa stagiaire (no worries, you don't even know I know about it, and I won't tell who you are...plus you certainly don't read this crap). Ca c'est de l'optimisation de ressources humaines. L'entretien d'embauche qui devient un casting pervers. Bravo les gars, congrats! (con gratis?) Je me rappelle de cette fille qui avait surpris son monde en gravitant sur l'échelle de l'ascension...sûrement un petit coup d'ascenseur, et son renvoi, à tous les sens possibles, et dans tous les sens. Qui n'a jamais regardé ce mec et cette nana à la cantine, ils déjeunent tous les midis ensemble. Quand ils ne sont pas ensembles, mais au milieu d'une flopée de congénères, ils n'en demeurent pas moins l'un en face de l'autre. Et leurs yeux disent tout. J'adore. Untel m'a raconté que bidule sortait avec schmok. Mais faut pas le dire. Mais tu me le dis ! Oui, mais je te le dis à toi, tu le dis pas. Non je le crie et je le répète. Il paraît qu'à la fêt de l'an dernier machin et machine...tu sais...mama-chichi. Non, arrête ? Si si, j'te jure! Qui te l'a dit ? Ha! Les rumeurs! Quel délicieux plat de résistance quotidien. Tu sais pas quoi ? Non mais tu crèves d'envie de me le raconter. Et puis la façon de parler, le body language, le hop je te tactile un coup, hop je te provoque. Il y a des champions de la drague déguisée at work, certains les trouvent trop sympas, d'autres les remarquent en silence. D'autres sont juste over frustrés et parlent de mécanique et de garage et de la voiture qu'ils n'ont pas à la cantine. Et puis il y a unetelle qui est là depuis des années, et qui saute sur les petits nouveaux qui ne savent pas qu'ils sont numéro 365. Quand ils l'apprennent c'est trop tard. Ils ont été heureux furtivement. Le travail c'est un B52 charnel. C'est pathétiquement humain.
Ce qui est plus retors, en revanche, ce sont les personnes mariées. Un écart de conduite, une petite erreur, les toilettes ferment à clé après tout, il n'y a pas de caméras de vidéosurveillance aux étages, le bureau est insonorisé, alors what the fuck! What happens at work, is work related, et, chérie, on n'en parle pas à la maison, hein? Ca arrange les deux parties. Heu...parties, tu veux dire quoi par là ? Et voilà, voyez, c'est reparti!
Allo Chérie ? Ne m'attends pas pour dîner, je vais rester tard au boulot. Le travail devient une religion qui aveugle ta routine. Tu t'en sers de leitmotiv pour te tromper sur ton sort et tromper ton monde. Éléphant inutile, va! Puisque, sauf cas exceptionnel, tes furtives relations ça et là sont condamnées au cdd : le collègue qui change de boîte, toi qui te fais virer parce qu'on l'apprend, la secrétaire qui te fait du harcèlement, le boss qui devient maître chanteur. Siffler en travaillant qu'ils disent. De toute façon, c'est l'éphémère qui fait le désintérêt de la chose.
N'importe quelle petite phrase pas prononcée sur le bon ton peut donner lieu à des déviances dans sa réception chez l'autre, surtout du sexe opposé. Et changer à tout jamais le regard que te porte ton collègue. La frontière est ténue entre vie professionnelle et vie privée. Beaucoup la confondent, et comme souvent, there are a lot of players, but very few winners.
Attention, attention : on ne peut pas être monogame à la maison et polygame au boulot. Attention à ne pas trop jouer avec le feu, de toute façon au change, tu perdras. Garanteed. Vu a la télé!
Comme le dit joliment notre meilleure amie Lorie, pardon, Amy : monogame ou polygame, love is a loosing game.


mercredi 19 août 2009

J'aime pas les blogs !!


Et je n'y connais rien. Mais on m'a fait des remarques constructives qui me permettent, ne le croyez pas por favor, de faire avancer le schmilblik. Si tant est qu'il (ou que "ça") s'écrit comme ça.

J'ai changé la couleur du fond pour préserver vos yeux. Vous devriez manger plus de vitamine A et moins traîner face au soleil de vos écrans qui les mettent à plat.

J'ai ajouté des gadgets pour ceux qui veulent inspecter ce que j'écris sans avoir à retourner tous les 3 après-midi oisives voir si par hasard l'autre gus n'a pas écrit de conneries à lire 3 minutes pour penser à tout sauf autre chose. That's the very point!
C'est de la technologie push un peu comme sur les blackberry, mais en pas pareil parce que différent.

J'ai mis un compteur, comme ça je peux compter sur vous et même savoir qui me lit (non non, ça c'est pas vrai, don't believe the hype) mais je peux savoir où sont les lecteurs et je trouve ça déjà assez dingue en soi pour une entreprise fumiste d'insider criticouzard sans ambition d'avoir une telle dispersion. Quoique! Allez comprendre...Voir cf la carte plus haut supra above.

D'ailleurs si quelqu'un pouvait me lire en Russie ça ferait beaucoup plus de verdure sur ma carte du monde...pajalsta? Da? Kanyeshna? Spassiba baltchoï!

On va au Parc?



Nous, à l'agence, on a l'achance (written like this on purpose hého) d'être en face d'un parc. Je ne parle pas d'un espace vert de 3 mètres carrés qui fait juste du bien à la ville de Paris, question d'image. Et aussi pour permettre aux adjoints à l'aménagement d'aller faire des tours de velib' dans un espace vert. Je parle d'un vrai super parc trop cool et grand.
On y croise plein de gens comme j'aime les observer :
- les gens qui vont manger dans le parc. Tu te fais faire ton tupperware par bobonne la veille au soir, ou tu te le fais à l'arrache toi-même le matin, en prenant soin de vraiment bien fermer le couvercle pour pas que ça coule (would be anti-cool) et comme ça tu peux aller à la réunion collégiale à l'ombre des platanes flétris et déjeuner à l'extérieur à la cool. Comme dirait Corneille, mon poète de la chanson préféré, "avec classe".
- les gens qui joggent dans le parc. Y'en a qui ont vraiment la classe, ils doivent regarder les Mondiaux d'Athlétisme de Berlin, essayer de faire des éclairs Boltiens. Ils ont le brassard Nike avec leur iPod dedans, les lunettes Oakley à verres miroirs et grosses montures aussi moches que laides dont je n'ai jamais saisi l'intérêt, des running shoes Asics (forcément, quand on connaît l'origine du nom de la marque, couldn't be any other brand), le combo caleçon et haut en matériaux du futur qui te tient au frais dedans mais chaud dehors sans transpirer. Il y en a qui courent en pantalon de jogging en laine et en gros pull avec la canicule. Je n'ai pas compris si c'est de l'inconscience, une mauvaise évaluation de la météo ou une volonté saugrenue de guérir un rhume ou perdre plus de poids plus vite en ayant over-chaud. Il en a aussi entre deux, qui font des petits sauts à la cool, n'ont pas vraiment la technique mais font de leur mieux et transpirent. En même temps, moi, rien qu'en marchant I was sweating my body's water off.
- les gens qui sont sur un banc version 1. C'est un peu la mise au ban, le bagne des bannis : il y a des gens qui sont sur les bancs et ne font rien. Ils doivent surement penser à des choses très primordiales, comme rien. Ou des choses. Ils ne bougent pas, et clignent rarement des yeux. Ceux-là ne font d'ombre à personne, même pas eux-mêmes, et sont en général à l'ombre.
- les gens qui sont sur un banc version 2. Eux, en revanche, ils font quelque chose : lire un livre, ou essayer de comprendre ce que ledit bouquin raconte, ou déchiffrer les lettres. Parler fort au téléphone, se recoiffer, avoir la tête en arrière, se recoiffer, rire au téléphone, bronzer, jouer à un jeu vidéo palpitant, dégager la pierre qui fait chier sous le pied gauche, regarder le sol et compter les graviers, regarder ses chaussures et se dire que tiens faudrait leur passer un peu de cirage.
- les enfants et les accompagnateurs. Oui, il y a des maisons-toboggans-trucs pour les gamins dans le parc. Alors il y a madame, mademoiselle ou monsieur qui pousse la poussette, et ensuite les mômes qui hurlent et rient. Ils font ça bien. Ils pleurent aussi parfois quand ils se font mal en tombant. A ce moment-là le parent dit que ça n'est rien et qu'il faut se calmer. Et ça s'engueule dans la joie de la mauvaise humeur.
- les touristes. J'ai du mal à comprendre comment des touristes Italiens (si si, quand tu vois 4 sacs Invicta qui débarquent, c'est certain à 300%) pouvaient arriver dans un parc à Clichy. Il est des réalités comme celle-là qui m'échappent totalement. Donc ils se promènent dans le parc (ma, che bello quest'arbole!) et ils prennent des photos. Soit. Ecco.
- les gens qui ne font que traverser le parc, parce-que c'est plus court. Ils peuvent avoir un rythme assez cadencé, puisque l'intérêt c'est de ne pas perdre de temps. Ils regardent furtivement ce qui se passe dans le parc, mais pas trop. Le temps presse.
- les amis des précédents mais pas trop. Eux ils ont le temps et se disent "tiens, hé, si on passait par le parc ? Hein ? Ouais ? Carrément!". Eux ils marchent bien plus calmement. Ils apprécient les courbes et couleurs des feuilles. Leur balancier quand le vent délicat les chatouille. Ils observent le tronc, la forme des bancs, les reflets dans l'eau et l'orientation du vent grâce au jets d'eau. Leur rêverie se poursuit à l'approche des balançoires, mais déjà revoilà le trottoir de l'autre côté du parc. Et c'est déjà fini, mais qu'est-ce que c'était agréable.
- les gardes du parc. Une vraie armée : à vélo, à pied, dans la cabane ceci et dans la cabane cela. Équipés de lance-roquette et de tasers, ils veillent à ce qu'aucun pied malicieux ne tente d'approcher l'herbe...qui tend pourtant ses brins accueillants.
Merde, pourquoi la tondre et la rendre toute belle si on ne peut même pas s'allonger ou simplement s'asseoir dessus. Can someone explain ??
- les canards. Oui, il y a une espèce de grande flaque qui ressemble à un mini lac dans lequel les canards se marrent. Ils bronzent sur la rive ou passent pas mal de temps la tête sous l'eau et les 2 pattes arrières (sachant qu'ils n'ont pas de pattes avant, vous imaginez, vous, des canards à 4 pattes?) en l'air. Eux ils se la coulent douce.
Et bien ça au moins, c'est chouette!

Ps : il y a aussi d'autres gens, mais another time

lundi 17 août 2009

I love monday morning !!



Le lundi matin c'est le début du rien, la fin de tout, l'au-revoir au week-end qui se poursuit après la mise au lit du dimanche soir, le renouveau certain de la ligne droite de la semaine de 7 jours travaillés 12 heures minimum par jour.
C'est aussi le bon moyen de voir comment chacun s'emploie (stupid pun sorry) à adopter une stratégie de boulot. Ca papote, ça cafète, ça s'envoie le frisbee, ça jongle avec 3 bouteilles de yop pas complètement pleines ou vides, ça met la musique hyper fort, ça bosse aussi.
Ce lundi matin le grand chef n'est pas là, et c'est là qu'on voit quelles souris dansent le mieux : ça joue à questions pour un champion en ligne (sûrement le site web qui a le plus de succès autour de moi, j'ai du mal à y croire), ça parle hyper fort au téléphone, ça met les pieds sur le bureau pour mieux jeter sa tête en arrière, parce que ça aime mettre la tête en arrière.
Alors ? Bon week-end ? Ta mère va bien ? (genre ça peut te faire quelque chose de le savoir mais thanks for asking restons polis). T'as bien dansé (nan mais ça me regarde) ? Mangé (what the fuck?) ? Bossé (oui enfoiré, moi j'avais cette putain de prez à préparer et puis les documents qui n'arrivaient pas et la pression j'ai passé un w-e de merde. Ha ouais il a fait beau ? T'as bronzé ? Viens là que je t'étraannngleeuuuu! )? T'as choppé (nan mais ho?!) ? T'as picolé (oui j'ai vomi partout j'me suis fait sortir de la boîte et après j'ai eu un accident de la route j'me suis fini en dégrisement, mais répondre "ho, à peine, je fais gaffe, je conduis tu sais") ? T'es allé au ciné ? Au théâtre ? Ha ouais, t'as vu quoi comme expo ? Ta fille a fait ses premiers pas, sérieux, génial ! (là tu te dis que t'aurais peut être pas du plaquer Michael y'a 3 ans t'aurais une fille avec lui c'est sûr!). Jules a parlé ? Il a une 3e dent qui pousse ? Ha ouais, il est vraiment mignon sur les photos (qu'est-ce qu'il est laid, wow, mais ça, tu ne peux pas lui dire : ça s'appelle le relationnel).
C'est donnant-donnant : tu te fais questionner avec un gros projecteur dans tes yeux fatigués, et ensuite tu dois subir les chutes du Niagara vertueusement vibrantes de paroles de la vie des autres.
Le lundi matin c'est tout à la fois : les plans d'actions à adopter pour que la semaine en cours mais aussi à venir soit optimisée, la mise à la page de ton planning perso qui te fait te demander comment t'auras le temps d'avancer sur ce que tu as à faire vu qu'entre tes 4 déplacements, 3 déjs, 8 réus, 3 conf calls, plusieurs 1:1 et aussi les courses à faire, la femme de ménage à rappeler, la putain de tuyauterie de la salle de bains qui coule et ce con de plombier qui n'est pas venu ce week-end, l'erreur d'EDF, et aussi ton opérateur de portable qui t'a bien ....
HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA. Le week-end c'est chiant, y'a pas de boulot !
I love monday morning!!
http://www.mmorning.com/

vendredi 14 août 2009

FDS



Fin De Semana / Semaine / Settimana / Week.
Vendredi PM, le week-end est presque là, et tu te rappelles du précédent. Tu te dis, wow, can't believe how fast it all went, hier c'était lundi et re-voilà le week-end. Quelle vitesse...quelle furia, how exciting! En plus ce con de 15 août a trouvé bon de se caser un samedi, what the hell ? Quand on n'a pas de vacances comme nous on dit : merci calendar, appreciate. Too kind.
Il n'y a personne d'autre que moi dans mon énorme tour de bureau, the neon sounds get loud in my mind. J'ai du mal à me concentrer, je suis en représentation. Celle que mon clavier renvoie à mon téléfon. Je ne sais pas ce que je fais là, si ce n'est acte de présence. Répondre aux mails, au coups de fils, qui brillent par leur absence. Je suis un gardien de jour d'une tour qui fait four. Dehors plus de 30 degrés, dans ma tête zéro kelvin d'activité.
Le cycle du boulot, c'est en général ça : 5 jours de routine-cantine-coupines-boss-à-la-vladimir-poutine, 2 jours de coupe.
5 + 2 = 7, c'est ça le sens de la vie ? Le cercle vertueux de l'existence doit-il tenir dans cette formule pourtant adaptée à la majorité des personnes dans le monde ? C'est triste, c'est glauque, c'est nul et ça craint. Comme souvent: on ne fait pas ce que l'on aime, mais on le fait. Et on y prend goût. Ca me fait penser à une chanson merdique qui passe à la radio. Première écoute, tu te dis : putain, c'est vraiment nul! Quel producteur a été bien assez couillon pour mettre des billes là-dedans? Après 15 écoutes, tu te surprends à la fredonner. C'est dingue. Ça me tracasse. I'd even say I cannot stand that very fact! Mais c'est la force de la répétition. Un peu comme l'apprentissage par cœur. C'est bête et c'est méchant. Mais ça marche. C'est efficace.
Heureusement.
CQFDS ?

jeudi 13 août 2009

Illusions de normalité



Il y a des jours comme ça pendant lesquels tout est fluide. Tout est cool de source. It's all smooth. Tu ne sais pas pourquoi, mais tout le monde te sourit, toutes tes initiatives aussi, même tes lacets ne se défont pas une seule fois. Tu trouves que miam, qu'est-ce que c'est bon à la cantine aujourd'hui. D'ailleurs elle est vraiment bonne cette cantine. Il y a du vinaigre balsamique, ça te fait frémir les papilles. Oh, my, les ascenceurs sont vraiment beaux, je n'avais jamais remarqué. Mon Mac est vraiment beaucoup trop performant, et si j'en avais un comme ça chez moi hein? Puis je peux avoir autant de post-it que je veux, il y en a plein dans la réserve. J'ai bien assuré pendant ma présentation, distillé habilement a few private jokes, je pense que le client a aimé. En sortant du meeting, des collègues te congratulent. Mon boss est trop sympa aujourd'hui, je me risque à lui faire un clin d'oeil, il sourit. Les gens qui d'habitude m'ignorent et ne m'aiment pas me font des saluts amicaux. Je me frotte les yeux. Merde. Il se passe un truc. On vient me faire la bise. Mais what's going on ??
Même l'eau à une saveur particulière, la clim est pétée mais tu ne transpires pas, il pleut comme vache qui pisse, mais ton regard est ensoleillé. Tu n'as même pas mal au ventre du café dégueulasse, et tu choisis de ne pas fumer de clopes aujourd'hui pour que dure cet effet magique du jour. D'ailleurs dans le métro il n'y avait pas grand monde alors que c'était l'heure de pointe, les rails ne crissaient pas, et tu étais loin d'être serré comme une sardine. Tu as eu tes changement sans attendre, et tu as même trouvé que ton odorat t'envoyait d'agréables signaux via un parfum de fleurs fraîches dans la grisaille souterraine.
Tu as reçu des textos sympas d'amis en vacances t'informant qu'ils t'aimaient et voulaient te voir, te souhaitant bon courage à Paris enfermé. Tu as reçu des coups de fil pour aller boire un verre ce soir. Tu ne sais pas qui choisir, tous tes amis sont so cool.
Le temps file, l'après-midi touche à sa fin. Tu as tout bouclé largement en avance. Avec une évidence déconcertante. Tu vas te regarder dans le miroir des toilettes. Putain, qu'est-ce que t'es beau. Ca doit être l'éclairage, un peu comme dans une cabine d'essayage de Gap, c'est fait pour. Même moche, t'es beau. Tu te touches le visage, c'est vraiment toi.
This is a really bizarre day, tu te dis.
Puis voilà. Your motherfucking alarm clock te brise les tympans et autre chose. You mumble. Le fourbe. Tu grondes. Groumf. Sir, yes, Sir! Time to get there! GO! GO! GO!

Ps : recule-toi de 2-3 mètres tout en regardant Albert....ou les deux personnes sur l'image right below

mercredi 12 août 2009

Norme à jean


Souvent l'habit fait le moine, quoi qu'on dise. Au boulot, c'est pas la même, c'est pire. Les boss doivent êtres en mode pingouins : noir en haut, noir en bas, cravate assortie et chemise bariolée quand elle n'est pas unie. Cheveux et barbes pas trop développés de rigueur. Mais ça dépend, certains boss sont potes de style d'avec Richard Branson, et s'habillent comme des virgins du strict, se laissant aller justement parce qu'ils sont au sommet. La barbe de quelque jours, les lunettes rectangulaires et épaisses noires, les converses, le vélo à pignon fixe, la casquette, les badges, le sac de gym ou en bandoulière, le t-shirt à message marrant sont autant de marqueurs de coolitude. On peut aussi dire qu'il faut être différentiant. C'est un abus de langage, le grand pote des vêtements qui jurent.
Dans la com, on fait com ça, parce que ce qui compte n'est pas l'apparence qu'on a, mais le travail qu'on produit. L'être plutôt que le paraître. Lettres plutôt que l'âtre, litres, l'autre ou l'huître. Bref.
Les commerciaux s'habillent aussi en friday wear tous les jours, sauf quand ils voient le client : ravalement de facade, cheveux brossés et chewing-gum destressant dans le taxi sont alors de rigueur. Avoir la main chaude et ferme lors de l'empoignade initiale pour que ça fasse chaleureux et sérieux. Hahaha, salut client, comme tu es beau et sympa, et comme tu n'écoutes pas ce que je te dis mais tu décides puisque you have la plata.
Les jeans sont un peu partout pour les cools, et même les moins cools que ça rend un peu plus cools. Trous et déchirures cobainiens sont de mises, il fait bon aérer son genou on sa cuisse, pour mieux aborder son rapport à rédiger, son 1:1 à préparer ou juste pour faire bronzette partielle pendant les 3 minutes de la pause clope.
Et puis il y a quelque chose that i really don't get : women's shoes that hurt. Il y a plein de femmes qui ont l'air d'avoir du mal à marcher, qui avancent de façon si peu naturelle dans les couloirs (d'autant plus que la jupe de tailleur ne permet pas du tout la même latitude de mouvement que le pantalon, c'est plus intéressant pour le client, mais moins pour celles qui les portent), à la cafète ou à la cantoche que ça me fait regarder vers le bas. Pour voir sur quoi elles reposent : des petits noeuds, des armatures, des fils dans tous les sens, des bouts pointus, technologie de pointe avec beaucoup de talons mais peu de talent. Ca fait presque mal à regarder, surtout quand la dame en question fait des sourires à tout le monde, histoire de faire croire qu'elle est bien dans ses bakets. Façon de parler.
Tout ça pour dire que quand tu vends de l'image, l'image est importante. On s'en tape, right ?
Comme le dit Norma Jean Baker aka MM : "A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes. A Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde." A méditer ?
En cadeau du jour : les vêtements ça se coupe, ça se remet, Hollywood, no hay banda, todo es illusion!

mardi 11 août 2009

Ocean Spray



Wow, il était moins une. Vraiment. Midi moins une. Et me voilà. Enfin arrivé au travail ! Wow, vraiment, et même pour la troisème fois : wow!!
Zombie, passager éphémère de mon fauteuil tout rigide, touriste en face de mon clavier plat et design de Mac dont la pression des touches émeut mes coussinets extremitals de doigts de la main. Reste soudé, comme le fer. Fais le bien. Focus. J'ai du mal, je suis là, je vois passer les gens près de mes oreilles et je suis en pilote automatique. What the hell am I doing here, do I belong here ?
J'ai trop peu dormi, j'ai du trop picoler, j'ai déjà faim, j'arrive à l'heure du déjeuner, pas étonnant. Et il me pleut du travail dessus comme il pleut sur la ville. Je me suis levé trop tard pour voir les gouttes tomber, mais en sortant dans la rue j'ai bien pris soin de déraper et me cogner. Métaphore du work, comme un wok dans lequel on met des contraintes, des briefs, des ordres, des documents, des feuilles A4 bien garnies de caractères sans caractère, des palabres d'une demi-heure lorsque 3 minutes à plein feu suffiraient, saupoudré de clim qui ne marche pas et de ventilo frénétique qui est à présent plus gris que blanc. Prenez une planche sur deux tréteaux, levez-vous tréteaux, et dégustez bien dans votre face sans la voiler. Mettez les voiles, mettez les gaz, histoire de vendre du vent et que ça gazouille. Ouille. On a tous passé de sales matinées. Les doubles pieds gauches au réveil, la droiture dans la gaucherie, tout s'enchaîne pour le pire. Wooha wooha!




It's in my head, in my head, zombie
, bison, Zubrowska, Cranberrie. Voilà, l'origine du titre du post est enfin comprise. Vive le all inclusive!

Ps : on vient de me faire une remarque sur la compréhension de mon blabla, alors je précise que la planche sur 2 tréteaux = métaphore du meuble qui s'appelle le bureau. Don't let me be misunderstood.



lundi 10 août 2009

Ca va stress bien, et vous ?



Contraintes, pression, deadlines, piles of things to do or hand in, calls to make, meetings to settle, presentation to achieve, business plan to review, that goddam computer who won't work, le collègue de la porte à côté qui n'en peut visiblement plus de vous vu comment il vous regarde, le badge de parking qui ne marche plus à refaire, les endroits à chercher pour répondre à un appel sur son portable sans risquer d'être entendu. Stress is so present at work. C'est un poids ou un moteur. C'est selon : leçon avec le son! (pour déstresser)



dimanche 9 août 2009

Paris early



Holé back girls...& boyz. Retour d'air-t'étais-où en IDnight où j'ai gagné un blind test spécial Tarantino (is that serious?? Bah ouais, ça devait être écrit dans le big book) et du même coup un t-shirt, une casquette (magnifiques l'un comme l'autre) ainsi qu'une invite valable pour 2 pour voir les Basterds infameux. J'ai une carte UGC Illimité, damnit...je pourrai inviter quelqu'un comme ça, wooha wooha!
Du coup, pas de passage par la case casa, aller simple pour el trabajo. Et wow, choc culturel.
Primo, le sable, le soleil et la mer, ça change de la Gare de Lyon et du métro, ligne 14 comprise. Deuzio, entre rentreurs à Paris on se dévisage, sacs vissés à l'épaule ou sur le dos : plus bronzé que moi (pas dur), l'air nigaud d'un touriste, plus ou moins de bagages sous les yeux, tiens un peau-rouge sans plumes sur la tête, etc. Il est 7h du matin, y'a des gens qui ont vraiment du mal à supporter la nuit en siège inclinable avec la lumière allumée en mode plein jour. Mon IDnight avait, dixit des habitués dans le compartiment IDlounge (juste à côté de IDzinc où ils font monter le son); une ambiance moyenne. Pas au top, mais pas la plus pourrie qu'ils aient connue. Ha, j'ai de la chance en plus. Terzio, il fallait que ça m'arrive à moi, après le chauffeur de train sympa et rigolo, deux afficheurs-petits rigolos montent dans ma rame, affiches à la main, clopes sur l'oreille. Il se mettent à déplier une affiche Ed. Puis une autre de la Mairie de Paris, qui vante une expo photo. Découvrant un symbole révoltant (Mairie ? Paris ? de?) tous deux (parlant fort, et aigu, et rigolant un peu trop) se mirent à la piétiner et à la déchirer en hurlant "Les impôts locaux, on leur marche dessus". C'était drôle. Puis ils ont pris à partie un pauvre type en route vers le boulot et qui n'a rien demandé à personne. En plus il avait l'air de dormir debout, heureusement qu'il y a des barres de pole dance dans le métro...ca ne vaut pas le Pink Paradise que je vous dérecommande, mais au moins ça sert à des gens. Pour ne pas tomber.
Les deux collègues se la jouent tribuns de la plèbe : "Ouais, la pub, c'est de la merde." L'autre surenchérit fort, on sent que c'est un vrai croyant : "Héh, moi la pub j'y crois pas. Ouais, j'y crois moins que les Témoins de Jéhovah. Au moins les Témoins de Jéhovah ils sont honnêtes, hein. Franchement, la pub ils essayent de te vendre tout, des trucs contre tout, comme des produits contre les moustiques. Mais en vrai, ça te protège pas héh. C'est juste pour te faire plaisir que tu l'achètes." Merci mon gars, c'est une belle leçon de vie, de science savamment distillée, toute la substantifique moelle que tu te fous dans l'os. Profond. Hell right...
Suis ensuite arrivé au boulote, avant 8h du matin. C'est calme. Il n'y a PERSONNE mis à part les gentilles demoiselles de l'accueil auxquelles j'achète un superbe croissant hyper beurré. Aussi bon que beau, wow, ça change des trop nombreuses boulangeries dégueulasses qui te font regretter d'être entré dedans parce-que, oui, on le sait, c'est dur comme métier. Mais bon sang, si c'est si dur, faites-nous du bon pain, des bonnes viennoiseries, des sandwiches frais...du moins j'aimerai bien. Vraiment délichieux, j'en écris la bouche pleine. L'étage est désert. Non, en fait, je croise pour la première fois la personne qui nettoie tout. Avant. Quand les souris dansent. Mais attendez un peu, d'ici 1h et quelque, ça sera autre chose, ça va commencer à marcher dans les couloirs, allumer les ordis, se raconter le week-end et attendre la pause déjeuner, parce que, tout de même, on est lundi et en août, ça fait beaucoup d'un coup.
Bon début de semaine!

jeudi 6 août 2009

taRaTaTaaaaaa



Aère Tes Thés, Nike Air Tété (à quand?), ReuTeuTeu, RoToToooo, Remets Tes Tongs, whateverTT !
Une fois par mois, la RTT, c'est le souffle chaud qui te fais du frais, l'occasion de s'échapper, de partir en week-end à Paris, de se la coller plus que d'habitude la veille sans craindre d'arriver chez toi en retard, de partir en vrai week-end aussi.
Je vais donc décevoir mes lecteurs (presque une centaine, wow! J'ai découvert seulement il y a 2 jours qu'il fallait que je mette moi même un compteur pour vous compter, comptez-pas sur moi pour vous conter autre chose, même si Henri Leconte est bon (à rien)) puisque je risque de ne pas écrire de la fin de semaine. True, il faut savoir prendre des risques!
Remarque, mon boulot peut se faire n'importe où, n'importe quand, à cause de n'importe quoi, donc il se peut que je bosse. Et pourquoi pas que j'écrive something. But I seriously doubt it. Apprenez à vous couper du monde, à prendre le Thoreau par les cornes (désolé, c'est une référence un peu cucu-lturelle, mais si vous avez aimé Into The Wild, du moins en partie, et pas que Eddie Vedder's soundtrack, je vous conseille de faire un tour du côté de ce cher Henry David), à souffler (the answer is blowing in the wind for someone's sake!). Apprenez la joie des choses simples : du sable plein les chaussures qui salope la voiture, un coup de soleil qui fait passer les tomates pour des navets, une conjonctivite par que why should you wear sunglasses your eyes, ow, your eyes, une cheville bien foulée (le beach volley ne dé-foule pas contrairement à ce qu'on croit), la chemise tâchée (il fallait bien que la connasse renverse son verre pile poil sur ta chemise achetée en soldes il y a pas même une semaine), la honte, la sueur et tout ce qui fait ces charmants week-ends qu'on refait dès qu'on le peut.
Parce-que oui, voilà, quand t'as pas de vacances et que tout le monde autour de toi en as et n'est pas là et ne bosse pas, your only way out c'est ça : bon, we can...
No weak end, be strong, i'll be back!





Blogues



Y'a un truc qu'il est bien chouette, à le boulot, c'est les blagues.
I was kiddinggggg. Yeah, right.
Dans l'open-space-qui-me-tuera-pas, les gens s'absentent (réu, meeting, conf-call, pause clope, pause popo, déjeuner, goûter, achat de dentifrice, ophtalmo, visite d'appart, services généraux parce que ton badge est cassé, signature de ton contrat d'embauche, visite des collègues à un autre étage, ou tout autre motif sérieux du même acabit - qui ne fait pas le moine).
Dans ce même lieu de convivialité professionnelle exacerbée, les autres, qu'on appellera les petits rigolos et malins, en profitent pour se livrer à toutes sortes d'actes de cyber-criminalidad-real. Par exemple, pas plus tard qu'hier, je suis revenu à mon poste et tout ce que j'écrivais (azerty ou poiuytre, ce genre de choses profondes et enlevées de haute voltige littératurée) ne s'affichait pas comme il le fallait, mais seulement avec des symboles.
Ignorant du Mac bien que travaillant avec l'un d'eux, j'ai tâtonné puis trouvé comment me dépêtrer de cette indélicate situation.
J'ai pu observer mes congénères se livrer à d'autres superdrôleries du genre : changer l'économisateur d'écran avec des photos de George W. et Vlad P. en train de se livrer à des actes déclarant la Guerre Chaude ouverte. Changer le wallpaper (what a fuckin great magazine by the way) du thème de bureau de l'hurluberlu qui a la berlue (facile), comme Silvio...Berlu-chuuuut.
Il y a plein d'alternatives intéressantes : dérégler la hauteur du siège quand une personne est assise dessus, mettre un site prohibé en page d'accueil, voire envoyer des mails de la part de quelqu'un qui n'a pas verrouillé son poste, débrancher le cable réseau, ou celui du téléphone, scotcher celui-ci puis appeler la personne en question, inverser clic droit clic gauche, passer le clavier en qwerty (alt + shift), CTRL + ALT + bas / droite / gauche pour inverser l'écran, mettre un scotch opaque ou un post-it sous la souris, appeler un stagiaire en se faisant passer pour un client chiant et le mettre à l'épreuve, coller un mot sur le dossier de la chaise, le coup du screen-shot-fond-d'écran est trèèèès drôle, sans parler de l'installation d'un logiciel pour prendre le contrôle de l'ordi de ton pote (c'est assez instrusif, gare à la CNIL!) ou quand il fait chaud et que les gens ont enlevé leurs chaussures, planquer une chaussure, cacher la souris dans une autre pièce et laisser un post-it énigme pour que la personne acculée la retrouve, etc.
Cheese! Keep smiling no matter what, that's how it works!








mercredi 5 août 2009

No Life



Attention, trop de taf tue le taffeur. Hier, j'ai parti du trabajo vers minuit. Bon, le diner (pizza) et le cab home sont pris en charge par la corporganisation pour laquelle je me suis transformé en éponge. Avec un coeur, on ne me l'enlèvera pas. Mais une fois rentré, vers minuit et demi, l'envie de sortir boire un verre n'était pas dissipée. Juste complètement occultée par la fatigue physique, l'épuisement psychique, et l'émotion mystique. Je suis un No Life, et je surkiffe, j'avoue (oui je peux parler comme un jeune vieux, dire sur-machin tout le temps, et finir une interjection ou simplement rétorquer : "j'avoue").
Car oui, i dare say that: cela relève du mysticisme que de rester jusqu'à minuit. A chercher des idées. A avancer dans le noir, tous phares éteints. A tâtonner en tâtant les pierres du tunnel quand, pourtant, tu en distingues la sortie qu'éclaire la pleine lune. C'est moche ce que j'écris.
Qu'est-ce qui pousse les gens à rester si tard au boulot ? Les bonnes idées ne peuvent-elles arriver qu'entre 18h30 et minuit ? La vie, la vraie (athomenotatwork) n'a-t-elle donc que si peu d'intérêt pour qu'on la dénigre au profit de ce qui nous sous-alimente (quand on est pressé jusqu'à ce que la substantifique moelle ait disparue de toute notre enveloppe corporelle et de notre cosmos personnel) ?
Oui, c'est vrai : se faire un cinéma à la séance de 20h, rencontrer 3 amis de lycée et aller boire un verre en terrasse l'été merveilleux, passer prendre l'apéro chez des amis, en retrouver d'autres pour une soirée poker vraiment cool, aller dans le studio de tes potes musiciens les écouter et improviser un boeuf à rendre jaloux les vaches folles, aller à un concert voir Keziah Jones mettre le feu et endiabler tes articulations, se faire un diner en couple en amoureux après avoir fait des courses bio chez le boucher trop sympa (être en couple, hahahaha, simulacre oui! Tu n'as pas le temps de penser couple, tu ne penses qu'à toi et à ta carrière, ton partenaire c'est juste pour te réveiller le matin et tenir dans tes bras la nuit, puisque tu n'as la force de rien, et que le week-end tu travailles), ou un diner entre colocs parce que, wow ça fait du bien de souffler, sans parler d'un DVD puisque tu as l'ampli, les enceintes et tout pour regarder ça dans la meilleure des positions. Who invented those stuffs ? Who said it was nice ? A quoi ça sert ?
A rien! C'est du temps de boulot indisponible. La vie, la vraie c'est ça: c'est de la beauté, de la douceur, de la joie de vivre en trop. C'est super...flu! Not swine flu tho. Certes c'est la crise, mais parfois le moteur semble grippé...
Vous pourrez dire ce que vous voudrez, au moins, moi, I like what i'm doing! Je travaille à la mine, mais j'ai bonne mine, et le moral même pas miné...I mean it!

lundi 3 août 2009

Pigeon


Pour la première fois de ma vie j'ai intégralement suivi le vol d'un pigeon qui est allé s'éclater dans une vitre. Violence. Impact. Moment fort. Flottement. Choc. Désarçonné, l'animal s'est repris. Et, battant savamment des ailes, il a su repartir vers un horizon plus clément.
Je venais de sortir du bureau de mon boss d'où je m'étais fait congédier en bonne et due forme après avoir (osé) demander une augmentation. Je suis payé 1000e nets par moi. Nettement moins que ce que je touchais au chômage avant. Je ne devrais sans doute pas l'écrire, mais l'expression libre est importante à mes yeux. De plus je ne cite ni mon nom ni personne. Anyways...je vais donc travailler plus.
Ha oui, il est 22h45, je suis au boulot, ma soirée est foutue. Mais je m'en fous, que représentent 58 semaines par rapport à un an, right? J'essaye de bien faire. Tryin hard.
Et je vais apprendre à dire non.

Lack in time



Pas le temps, pas le temps, pas le temps.

Bah ouais, je suis overbooktroppasletemps, on se prévoit un déj en septembre on parlera de tout ça (as i have a lot on my plate, we should eat), là j'ai vraiment la tête sous l'eau, mon tuba est bouché, je touche le fond, je suis charrette (demain, charrette tout!), j'ai du boulot jusque là (là, c'est haut), le cul entre 4 chaises, la pression, à fond les ballons, je ne sais pas où donner de la tête (ce qui veut dire?), j'arrête pas (comme quoi). En gros, début de semaine chaud chaud chaud, en accord avec le sunshine et la clim cassée. C'est bien non?

Mille excuses donc, mais pour une fois pas trop de conneries à lire.
Bah ouais, y'en a qui reviennent tout bronzés (jalousie). D'autres comme moi qui sont pâles comme tout. Bossons...

Ps : Certes j'ai tout de même pris du temps pour informer mon respectable public que je n'avais pas le temps. Ca ne rime donc à rien. C'est tout l'intérêt. Time is the real luxury.