vendredi 31 juillet 2009

Bise repetita


Alors voilà un sujet chaud, enfin, faut bien que je trouve un moyen de gonfler le webimat de mon blog tout jeune. Business is business, je vais essayer de passer de 3 visiteurs quotidiens à 5. La bise au boulot. Sujet biaisé ? A voir. Mais le thème est tatillon.
Est-ce qu'il faut taper la bise aux collègues comme s'ils étaient des potes ? On est amis ou collègues ? Parfois c'est les deux, mais fort souvent la relation de travail reste exclusive. Surveille ton langage petit employé, ton N+1 chefdirecteurboss n'est pas ton ami. Pas de high5, pas de clin d'oeil malicieux, attention au body language, pas trop près mais pas trop loin. Bref c'est tout un art.
L'autre jour, je croise une collègue (que je connais peu, il est vrai) mais rencontrée à la cantine dans des circonstances troublantes (tu veux la pince pour prendre du concombre ? Tiens, je te la donne direct, je ne la repose pas, je suis trop cool i know). J'apprends qu'elle n'est pas française. Alors moi, comme j'adore les voyages, l'étranger, les langues étrangères, les choses étranges, je suis tout enthousiaste. On s'échappe de la routine comme on peut. J'ai plein plein de façons mais ça je vous en parlerai plus tard. Anyways, je me dis que c'est vraiment chouette la mondialisation, think local, act local, local à vélo, local poubelles, localisation GPS, poisson dans son local. Think global aussi, mais not everyone gets the big picture. Even though they dress up, and look up, they don't get it. But shhhhh, it's a secret!
Donc quelques jours plus tard, je recroise cette collègue et tout joyeux, je m'avance vers elle pour lui faire la bise. Cultural choc. Electropopchoc. Je me prends un gros vent, elle recule et m'évite, me feinte, me regarde dans les yeux et me dit "Non.". J'ai grave la honte devant tout le monde. Bon certes, il n'y avait qu'un spectateur, un collègue à elle. Mais tout de même. Je m'en veux, je me dis que mince je suis hyper maladroit, je fais le troublemaker, je suis déplacé, je fais n'importe quoi, que dit le règlement intérieur à ce sujet ?
D'autres collègues tentent de me rassurer (oui, j'étais si bouleversé comme vous vous l'imaginez, que j'en ai pas travaillé de l'après-midi, i'm kidding) : c'est culturel, y'a des pays où on ne fait pas la bise. Et puis d'ailleurs toi tu fais la bise aux gens quand tu arrives le matin ? Je réponds que oui, je suis un être humain, chaleureux, aimable, et que je suis comme ça moi. Bon après il faut aussi gérer la bise, je peux pas en faire 58, mais il y a très peu de filles autour, donc les filles (2) y ont le droit. Avec les mecs on se check-check-yo-buddy, parce qu'on est trop des mecs qui se pensent dans le vent. On me répond que je suis fou, que je suis au travail, que ça ne se fait pas. Ouais super, montrez moi un document qui m'en empêche. End of story.
Tout ça pour dire que l'équation n'est jamais équilibrée, ni les plateaux de la douce balance (find the right balance that they say) de la vie professionnelle. Tout ça pour dire que chacun fait comme il veut, mais doit savoir faire preuve de tact...pour éviter les hics (tactics). Et qu'il y aura toujours des gens, comme moi, pour ne pas calculer, je dois être trop nature. Et alors, c'est à la mode l'écologie non ?

Les vidéos :
- pour votre information, une petite mise à niveau sur les bisous et les germes

- un petit cours magistral sur la bise (merci Thomas)

- et puis, de toute façon, chacun fait un peu comme il le veut. Il faut de tout pour faire un monde =)

Allez, je me permets un excès de familiarité, bon week-end. Bisous!

jeudi 30 juillet 2009

Pas un peu métro


Métro. Bruit. Aie, mes oreilles. Gens moroses. Gens gris. Voisin qui sue abondamment. Voisine que tu mates discrètement derrière ton bouquin. Mec qui passe dans le couloir et te bouscule. Jeune les cheveux dans le visage à une porte de toi qui secoue la tête et fais du playback. Il est à fond. Vu son rythme ça doit être du INXS ou du NIN. Les groupes qui n'ont pas des noms-acronymes lui semblent de toute façon futiles.
Tu marches dans les couloirs après t'être mis pile poil à la porte qui donne sur ton changement, autant optimiser, tu le connais par coeur ce trajet qui t'horripile les poils. Tu vois les différents corps enthousiastes dévaler les marches vers un quai nouveau, celui qui enfin te portera vers el bourro. C'est une ligne en Y, il ne faut pas se tromper entre la lumière bleue et la lumière jaune. Car en plus de te sentir idiot, tu risquerais de rater les choses qui se passent tôt au boulot le matin. Et, en bon étudiant reconverti en professionnel émérite, tu sais que c'est dans ces moments là que l'avenir se joue.
Retour à un virage, les pneus et arceaux de métal crissent contre les rails, ton tympan souffre, mais tu essayes d'avoir l'air plus frais que le mec à droite dont le teint est si pâle que tu hésites entre Twilight et True Blood. Tout se joue au mental, come on mate, do it! Et arrive la station préalable à l'écartèlement de la ligne, la bien nommée La Fourche. Le miracle auditif à lieu : le retour du chauffeur fou!
Petit grésillement, on s'attend à un terne "Ce train est en direction d'Asnières-Gennevilliers, je répète, ce train est en direction d'Asnières-Gennevilliers". Re-grésillement d'un micro qui s'éteint. Ca a duré 6 secondes. C'est ça le contact humain que la Ratp fait en envoyant ses chauffeurs en formations et dynamiques de groupe. Merci mec. Mucho.
Et donc, là, le chauffeur prend le micro et se lâche. "Madame, Monsieur, bonne matinée, je tiens à vous informer que ce train se dirige vers Asnières-Gennevilliers. Nous poursuivrons ensuite vers Tahiti plus précisément Papeete." Les visages sont illuminés autour de moi, les gens se regardent, se sourient, complices ! Oui, les gens sont complices dans le métro, mais rien de mal hein! De la bonne humeur. Vous lisez bien, si si, je vous jure c'était ce matin même. Dans le tunnel avant d'arriver à Brochant, il en remet une couche le pépère driver : "J'espère donc que vous n'avez pas oublié vos maillots de bain. Température de l'eau, environ 35°. Les cocotiers se trouvent juste derrière la station." Et c'est reparti pour des échanges enthousiastes dans la rame. Jamais autant de gens n'ont eye-contacté dans un métro à Paris. C'est du délire.
On repart, et le mec a encore faim! "Et d'ailleurs, on y va à cheval!" Suite à quoi il fait un bruit de cheval dans son mic, yoyo who that be ? R A T P on the M I C! "tadada, tadada, tadada!" Je me marre fort. Vraiment. Ma voisine d'en face se marre aussi. On est contents, promis que c'est vrai. "Oui, je sais, j'ai mangé un clown ce matin."
C'est con parce que j'étais à l'arrière du train, juste pile poil à la porte qui donne l'escalier sur la sortie, pour optimiser quoi. Mais j'aurai bien dit merci à ce mec. Je l'aurai bien vu, lui aurait serré la main ou juste fait un salut de la tête, quelque chose. C'est la 2e fois que je l'entends. Vivement la 3e. Merci mec.

mercredi 29 juillet 2009

Erreur de la cantine en votre faveur



Aujourd'hui, sentant le solde de mon badge de cantine (un badge d'accès, un badge de cantine, un badge de café, un badge de fournitures, un badge pour faire marcher l'imprimante, un badge pour le week-end, un pin's sur ma veste) proche du zéro kelvin, je vais le recharger. Rien de fou : il s'agit d'une jolie bêbête qui n'a pas fait frotti-frotta avec un iMac first generation et qui ne connaît donc que le gris-blanc-inutilement-neutre comme couleur. Elle a un écran tactile fascinant dans le rendu des couleurs, et une architecture si Bauhaus que je me surprends à réfléchir à son pays de conception. Je lui présente le code barre de mon badge de cantine, elle émet un bip strident (c'est super, on se croirait au supermercado à côté, qui a des caisses spectaculaires te permettant de scanner tous tes articles (youhou, fête du bip biiip bipp) tout seul comme un grand et de payer comme un grand et de partir vers le métro comme un gland. Avec tes sacs transparents pour bien avoir honte et que tout le monde puisse voir tes paniers de Yopla à la mangue. Forcément, la mangue ne me laisse pas insensible. Donc, la machine fait bip et là stupeur sans tremblements : je m'appelle Sylvaine! (Alors que chacun sait que mon prénom se rapproche nettement plus, forgive me for this one, de cantine...)
Chère Sylvaine, puisqu'après moi, faisant la queue to reload their lunchfood account, se trouvaient deux de tes collègues qui m'ont informé de ton départ la semaine dernière, et bien chère amie, je te sais gré de l'erreur informatique qui m'a vu ainsi propriétaire éphèmère de 12 euros et 47 eurocents. Sylvaine, grâce à toi, selon ma faim, je vais pouvoir gagner 2 repas, ou deux repas et demi. On verra bien.
En tout cas merci! Merci de m'avoir fait découvrir un autre type d'erreur que quand le serveur de partage plante, que quand le téléphone ne marche plus ou quand, horreur suprême (un nom de sandwich McDo ça), Internet paralyse tous les étages puisqu'on ne peut plus envoyer de mails, ni recevoir de mails, ni faire envoyer/recevoir tout d'un coup, ni perdre son temps sur plein de sites passionnants.
Comme celui-ci...

mardi 28 juillet 2009

Tu peux te brosser


La matinée s'est perdue dans les papiers épars sur ton bureau. Tu confonds post-it et clé usb, téléphone et bouteille d'eau, tu mets tes écouteurs d'iPhone dans la bouche. Wow. Lunch time, même si ça ne se passe pas toujours de la meilleure des façons, ça peut être cool, et faire du bien.
Mais comment relancer la machine post-digestion ? Comment retrouver cette patate, ce boost, ce coup de fouet, cette gnac, quand les épinards ne te font pas le même effet qu'à Popeye, que tu as déjà foutu en l'air ton estomac avec les enchaînements de cafés flotteux, et que bon sang, tu ne veux ni grignoter trop d'acérola, ni prendre de vitamine C, ni te faire une perfusion de Juvamine ou te ballader dans les couloirs avec un camelbag plein de Red Bull ? Et bien, tu peux aller te brosser !
Tous ceux ou presque qui ont essayé l'ont adopté, le brossage_de_dents_qui_te_fait_entrer_dans_l'après-midi! C'est un subterfuge pour ton encéphale, un nouveau départ, un New Morning nous diraient les amateurs de jazz! Le matin, tu te brosses les dents, et ça y est, tu fermes ton sac ainsi que la porte de chez toi et bam la journée commence. Et bien le midi, c'est un peu pareil. Tu avances péniblement vers les toilettes ta brosse et ton tube de pâte à dents un peu cachés (c'est plus l'exception que la règle de faire ça, donc tu ne t'en vantes pas, alors que pourtant c'est tout ce qu'il y a de plus sain, propre & co)...et tu arrives dans lesdites toilettes.
Deux cas de figure : tu es seul, alors tu t'y mets tranquille, tu sifflottes, et tu attaques le brossage peinard. Tu frottes avec l'énergie de l'envie, celle de voir un après-déjeuner rafraîchi et comme un vent d'air agréable qui se souffle dans le nez. L'autre option c'est quand il y a quelqu'un. Collègue_de_travail_oblige, tu ne peux pas siffloter et faire comme dans ta salle de bain (à poil ou pas, libre à toi), donc tu fais un petit sourire gêné et tu brosses comme un con, en silence.
N'empêche, l'un dans l'autre, quand tu sors de la salle de bain temporaire, tu te sens bien, tu as un sacré smile, et tu te surprends à chanter Beat Itttt, Beat Ittttt, parce que ça te trotte dans les oreilles et la tête. Tu es heureux, tu es léger, tu es conquérant, tu es surnaturel. Oui bon ça va on se calme, il s'agit juste de fluor, de bicarbonate de soude, de calcium, de vitamines, et d'autres conneries du genre pour éliminer rien du tout. Ce qui compte c'est le brossage et pas la pâte. M'enfin c'est pas le débat. Peut être que pour arriver à siffler en travaillant, les mecs qui ont trouvé cette expression toute faite s'étaient brossé les dents juste avant ?

dimanche 26 juillet 2009

Cafe La(t)te




Je me permets ici de mélanger deux concepts du boulot.

Le premier c'est le café. Walk in, get in the lift, wow, there's one magical cofito (coffee tôt) dans ta main. La cafète en fête le lundi matin doit bien servir (à) quelquechose d'autre que du café ? Du thé, et de l'eau. Parce que pour les mines blafardes, les poches sous les yeux (t'es parti en week-endeuuu ? Nan. Et toi ? Ha ouaissss, trop biennnnn. C'était biennnnn ? Super, je suis vraiment content pour toi (connasse, jalousie, t'as une super mine bronzée, look at me b###) tu es servi. Hey! Je disgresse. Sorry. Donc café, café, et café. Get coffee sick. Selon là où tu travailles t'as le droit à du bon café dans une super machine, et c'est cool parce qu'en plus d'avoir bon goût, ça a bon goût. En revanche, si tu tombes mal, en plus de te faire un bleu, tu te fais le thermos. C'est de la flotte, c'est marron, c'est chaud pendant pas plus d'une demi-heure parce qu'il faut toujours un collègue pour ne pas refermer ledit thermos.
C'est une sorte d'Americano, pas bon, sirupeux, ni dense, ni goûteux, presque pas chaud. Mais tu mets quand même deux verres en plastiques parce-que, primo, Jean-Robert le fait, et t'as pas envie de pas faire comme lui (il est dans la maison depuis plus longtemps que toi, mimétisme, quand tu nous tiens) et de deux, malgré ton pull écolo et tes vélléités naturellement naturistes, tu te fous de gâcher un verre (donc de dire fuck l'environnement la planète le pétrole tu sais l'énergie que ça dégage de brûler un stupide gobelet hein?) parce que tu ne sais pas porter ton gobelet sans te brûler.
Et puis le rituel se met en marche. Il y a des gens plus du matin, d'autres plus de l'après-midi au boulot. D'autres de tout le temps, et d'autres de jamais. Ou du moins, on dirait. Mais toi tu continues à aller te refaire un café. Jusqu'à en avoir mal au ventre. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu le fais. Ca n'est pas la seule chose de la sorte anyways, right ?

Ca, c'est pour le café. Venons-en au moment de se faire later. YOU ARE FUCKING LAAAATE! Ouch, lundi matin, bobo la tête, who's talking to me ? Ha oui, la personne qui me surveille. Heu, il est 10h02, j'ai envoyé un document via le webmail à 1h du matin hier soir dimanche, donc je m'autorise à arriver 3 minutes en retard...mais non. Pire qu'à l'école. Si tu es en retard au boulot, d'une tu te fais mal voir. De deux, tu te fais mal voir. De trois (hommage à Michael, 1 2 3 lalali) c'est mauvais pour une peut-être illusoire promogmentation. Puisque même si tu fais bien ton travail et que les gens en sont satisfaits, tu te permets d'arriver en retard, dura lex, sed lex. De quatre, tu es resté en moyenne jusqu'à minuit le soir depuis 2 mois, en voyant tout le monde partir les uns après les autres, mais hého, t'as pas intérêt à arriver en retard.
Donc tu te fais réprimander comme un vulgaire gamin. Une baffe devant tout le monde. Nous sommes dimanche soir. Vivement demain matin que j'aie un peu de retard...

vendredi 24 juillet 2009

Social space

A la maison, on peut montrer une connerie sur DailyTube à son chat, à sa plante, ou à MichaelJ le poisson gris qui se demande ce qu'il fait dans son bocal. Et on rit tout seul. Ou alors on regarde vers en haut à gauche pour sembler mélancolique et faire faire blob à MichaelJ.
Au boulot, c'est autre chose : on fait d'abord pareil tout seul, puis on sociabilise. Après avoir chatté via MSNbooktalk avec son voisin sis un mètre cinquante à droite ou 80 cm en face, on dit fort : Eh, mec, viens mater ça. Au préalable, bien entendu, on monte le son, pour appâter les chalands : faut ramener du monde derrière ton fauteuil. The more, the merrier. On crée du lien, du tissu au sens étymologique du terme, on se rapproche, on rit, c'est génial, wow 2 minutes 12, c'est fini.
Et surtout, il faut que ça réagisse, que ça rigole, que ça fasse "ouais, putain mec, trop cool ta vidéo". L'apogée consiste à ce qu'on vienne te demander "hé, c'est quoi le lien?". Sans dire s'il-te-plaît, cela s'entend, on est au boulot, on se tutoie, rien ne sert d'être bien élevé. Ni merci, donc. Je te le dirai tout à l'heure pour le lien là j'ai un conf call en bbtalk avant plan's board de ppm puis faut que la mac soit ppmc si jvuc. (que la machine à café soit prête pour mon café si je veux un café, héh!).
Puis y'a un retardataire qui arrive : "hé, attends là hohé, c'était quoi ta vidéo?", le relou de service, puisque le rôle existe il faut que quelqu'un le joue. "Non, mais t'inquiète je t'envoie le lien". Tu le regardes un peu de haut, alors qu'il est debout à côté de toi et te dévisage toi et la chaise qui faites corps. Je sais, je suis trop sympa.
Alors comme c'est bientôt le vékande, et que le weak-end, yes, on travaille, voici 3 vidéos pour vous rincer les nyeux ou les noreilles ou faire tourner pour crâner à l'espace ouvert.
Cheerz
Ps : vous ne savez pas compter, il y en a 4...









jeudi 23 juillet 2009

Aller voir machine (à eau)/ Make water cooler


C'est vraiment dommage, parce que chez moi je n'ai pas de machine à eau. J'aimerai tant pouvoir hésiter :
- le bouton bleu, la clim est naze, je sue de la tête (ça donnera du goût à mon eau tiens, ploc) et j'ai vraiment envie d'un rafraîchissement. Apport calorique inversement proportionnel à celui calorifique, condensation immédiate sur le gobelet, à moi la fraîcheur
- le bouton blanc, pour tempérer ses ardeurs en eau. Eau oui, vive la neutralité.
- les gens qui écoutent du funk (je vous recommande Rufus Thomas, Do the funky chicken ) opteront pour la solution "j'ai les mains 'moit-moit'" en pressant simultanément le bleu et le blanc, mêlant habilement l'ambiance au rafraîchissement pour un parfait moment de drink. Un collègue est d'ailleurs venu me voir l'oeil pétillant pour me dire que "hep, ho, CA VA PLUS VITE!". Mea culpa, oubli oublié.
- enfin, il y a ceux qui se la jouent perso : on tempère longuement (blanc long) puis des petites lichettes de bleu pour la forme (ça fait du finger training).
La machine n'est pas seule. Elle est souvent équipée d'un distrib de gobelet intégrés (soit plastique transparent, soit les gobelets coniques, plus respectueux de l'eau renversée sur ton bureau puisqu'ils ne s'y posent pas). La jouxtant, on peut aussi admirer le maginifique rack à bidules_qui_contiennent_l'eau. Ces derniers font d'ailleurs de très bons djembés d'appoint une fois vidés, essayez!
Enfin, le rôle social de ces machine ne s'arrête pas que là : on peut aider Monique à changer l'eau, parce-que c'est lourd ces conneries. La même Monique pourra aussi faire amie-amie avec le livreur de bidules_qui_contiennent_l'eau, hein, tant qu'à faire, eau oui.
Le nombre de variantes est infini : je remplis souvent une bouteille d'eau à la fontaine, afin d'éviter les AR vers cette belle bête. Au moins, pas de risque de faire comme Narcisse, c'est toujours ça de pris...

Lunch time...



C'est la pause déj. Tu hésites : aller au resto d'entreprise avec les collègues puisque forcément, en plus de les voir le matin et l'après-midi ça serait trop bête de ne pas les voir pour la pause déjeuner. Le terme pause y perd tout son charme.
Se manger un truc tout seul ? Oui, les magazines existent, les livres, ou la PSP : tu peux toi aussi avoir l'air intello à la cantoche, suffit d'investir un peu. Et ça donne une meilleure image que d'être tout seul à rien faire d'autre que regarder les 3 bouts de carottes rapées qui surnagent dans la vinaigrette. D'ailleurs à la cantine il n'y a pas de ketchup comme à la maison, mais un baril de sauce muni d'un bouton pressoir. Mmmmmm
Option déj devant l'ordi, t'as pas le temps, t'es trop stress, t'as pas envie de trouver une excuse compliquée pour avoir enfin un peu de temps pour réserver tes places de train ou de concert, chercher un appart ou aller sur des sites fumeux.
Option déj avec un ami: heureusement, t'as des vrais amis, aka, pas ceux à qui tu souris au boulot. Alors tu les appelles et vu qu'ils travaillent (wow! trop cool trop pratique merci mon dieu d'avoir foutu la boite de mon pote pas loin!) pas trop loin tu peux te faire des déj et te la péter "ouais, désolé les gars, j'ai un déj dehors". Ca fait vraiment du bien ceci dit, et c'est un real break.
Et puis, faim du faim, il y a l'option grande tablée. Le pied absolu ? Les gens qui se connaissaient d'avant se racontent des trucs que tu ne saisis pas, mais tu ris, parce que t'es cool. T'essayes de placer une vanne ou deux, et y'a une personne sur sept qui sourit. Tiens, lui peut être que potentiellement il pourrait devenir ton ami. Faudrait l'ajouter sur Facebook tiens, c'est une étape essentielle sur la grande route de la friendship. Les gens parlent du temps, les gens parlent de leurs concubins, les gens parlent de la nourriture, ils évoquent leur mère ou la nourriture de leur chat, et toi tu regardes dehors, puisque le soleil te salue bien. D'ailleurs inutile de préciser quand le joyeux brouhaha qui t'entoure est éphèmère. Pourquoi est-ce que tout le monde est si pressé de finir son plateau ? Jamais plus d'un quart d'heure, wow, impressive. D'ailleurs it's about time, j'ai faim!

Faire croire qu'on trav-iPhone

Amis petits dormeurs bonsoir du matin. Vous travaillez dans la finance ? Le consulting ? La com ? Les RP ? Les glaces italiennes ? Grenelle Service ? Vous vous devez d'avoir une ifoufoune, la 3GS étant la plus rafraîchie.
Toujours est-il qu'une petite appli existe, qui vous permettra de claquer un high 5 à Morphée pénardos : iNap@Work.
C'est simple, tu choisis entre différents bruits (sons de clavier, clics de souris, papier froissé, agrafeuse, et mouchoir), une fréquence, une intensité et le tour est joué. En option tu peux même rajouter des éternuements, des raclages de gorges, pourquoi pas imaginer que ça deviennent paramétrable (un joli "Merdeuuuu" d'énervement lancé à ton ami binaire qui te fait face en ce moment même). Avec un peu d'imagination, ça le fait.
Gare aux bpm ceci dit, ça serait aussi un bon moyen de réinventer la musique et de libérer la créativité que tu crois être en toi : clavier, clavier, souris, mouchoir, 'Merdeuuuu', agrafe, clavier, mouchoir, mouchoir, atchoum! Helmut l'énervé n'a qu'à bien se tenir, la relève arrive! Je suppose qu'il ne faut pas oublier de s'enfermer.
Comment on fait pour l'option "mon boss essaye de rentrer dans mon bureau" ?
(ceci n'est pas une pub, pas sponso, et pas très intéressant)

mercredi 22 juillet 2009

Dire "Salut! Ca va?" 27 fois en 3 minutes


T'arrives au boulot, t'as mal à la tête de la veille mais tu souris aux standardistes. Aussi aux collègues que tu ne connais que de vue qui prennent des cafés au RDC, tout en leur disant bonjour. "Salut, ça va?", ils te répondent "ouais, ça va, et toi?". Tu attends l'ascenceur, tiens donc! Toi ici, mais c'est dingue ça, on travaille ensemble pourtant hahaha. Quelqu'un en sort, bonjour. Puis les portes s'ouvrent à ton étage. Tu n'oublies pas de leur souhaiter une bonne journée, tu ne voudrais pas manquer de respect à des gens qui partagent ton adresse la majeure partie de l'année. A mesure que tu avances vers ton bureau tu distribues saluts de tête, clins d'oeil (pour être classe) et petites mimiques astucieuses, doublées de "ça va ouais merci" avec un sourire faussé. Et puis tu t'assieds à ton bureau. Tu allumes ton ordi, tu respires, rien ne t'inspire. Tu entends le même bruit qu'Eva dans Wall-E, un collègue passe, tu lui renvoies sa délicate attention, puis ça y est, gentlemen start your engines, ton moteur tourne. C'est quand la pause déjeuner?

Sleep in the loo


Tough day, partied hard, keyboard used as a pillow...easy solution. Recommended time: right after a quick lunch, you'll secure a marvellous half-hour!