Le pied ultime. La meilleure chose qui me soit arrivée depuis que je bosse ? L’entourloupe royale qui fait aimer la vie la semaine ? Le coup de Trafalgar toi ici, fais ton créneau ? Le coup de Jarnac vraiment tout le monde, surtout mes collègues ? Que paso ayer ?
A 9h du matin, voire un peu avant, je suis chez moi frais et dispo comme un garden fraichement poli de son herbe par une machine bruyante. Les goutes de rosée, perles virtuelles, s’amassent dans les cumulonimbus que chatoient le vent. Le soleil me fait un high 5, forcément, il est bien haut à faire le mariole enflammé ce ballon de folie qui me fait rougir. J’entends une colombe, plutôt un pigeon, qui roucoule. LaRoux - cool ? Je suis en caleçon, et je suis en retard. Alors je checke mon webmail.
Le webmail, quelle belle trouvaille right ? Tu n’as pas de blackberry ou d’iphone, pas de solution intégrée de communication active ‘push’ ? Tu ne dors pas au travail ? Tu n’as pas d’assistante sexy et intelligente qui te dit quand Michel Dugland t’attend en trépignant dans la pièce d’à côté ou quand ta vieille cousine d’Amérique te fait une visite surprise au bureau ? Tu n’as pas d’excuse non plus : le webmail, c’est le bureau à portée de maison, c’est la possibilité pour n’importe quelle araignée-ordinateur de la toile mondiale d’accéder à tes mails du boulot. C’est une façon basique de produire toujours plus, toujours aussi moins bien. Regardant mes courriels professionnels, je remarque un mail « cherry on the cake » : envoyé le lundi à 19 :30, il me sommait (m’assommait) de retravailler pour le matin même, ponctué d’un petit ‘merci, salut, hihi’ sous-entendu. Trop c’est trop me dis-je alors. Surtout que j’attendais une réponse depuis 2 semaines. Surfant sur la vague de la grippe (ouvrez-la-bouche-tirez-la-langue) Aaaahhhh, je n’écoutais que moi avant d’envoyer un mail (vive le webmail, donc, qui permet de ne pas parler au téléphone avec les personnes dont tu ne souhaites pas entendre la trop familièrement désagréable voix) pour dire que, ben ouais, j’suis malade, on a perdu 15 degrés en 2 jours, et que j’ai sûrement un gros rhume donc que je vais rester au lit me reposer.
Mensonge ? Fabulation ? Chantage ? Hein, quoi ?? Partiel. Je n’étais certes pas malade, mais je suis resté au lit. J’en suis encore béat et joyeux. Une journée de glande intersidérale c’est sidérant de douceur, un océan de plumes dans un édredon de chaleur, un cosmos de matelas pour un prince sans petit ni grand poids : quelle légèreté ! Quelle aisance à me sentir bien ! Quel remède absolu anti-pression. Mais quel pied putain !
Je recommande à tout le monde, OUI TOI INCLUS, de faire ça une fois dans sa vie. La période est propice (and love), saute sur l’occasion !
Ca n’est pas le vieil adage britton an apple a day keeps the doctor away, mais plutôt a day away keeps the crap away. C’est simple, efficace, et c’est bon pour ton sébum, pour ton sommeil, pour ton teint, pour la crise, pour la confiance, pour le moral, c’est bon pour toi, it's so f.... good !!! Apprends à te faire du bien, prends un jour et fous rien !
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