mardi 25 août 2009

Noh compwendow

At el trabajo, noh compwendow (superbe scène d’italo-anglais dans les Basterds de Quentin T.) :

- pourquoi trop de gens marchent bizarrement. J’en mettrais ma main à couper, ça ne se dandine pas comme ça dans la vraie vie. Ou alors ça marche plus vite. Il y a des gens qui traversent les bureaux à la vitesse de Jeane Calment sous calmants. On dirait que le temps ne s’est jamais mis en route dans ces moments-là, c’est un peu effrayant. Il y en a d’autres qui se croient au stade. Ils courrent les bras chargés de pile de dossier, avec un ordi et un blackberry et un café, et rendraient jaloux n’importe quel acrobate du Cirque du Soleil par leur maestria, mais pas par leur élégance.

- pourquoi trop de gens font une pause clope. C’est vrai, les fumeurs, chez eux, peuvent fumer quand ils le souhaitent. Les fumistes aussi d’ailleurs. C’est un argument certes fumeux mais habile. Une amie me confiait son désarroi récemment devant le fait qu’elle se sentait exclue de ne pas partager des moments d’intimité enfumée avec ses collègues. Mais c’est mieux pour tes poumons, ton teint, tes dents, et tutti quanti mon lapin. La pause clope c’est la socialisation express, c’est finalement bien triste. C’est le speed dating du networking, 1 minute montre en main, et puis salut hein !

- pourquoi les gens mangent avec un lance-pierre. A la cantine, ce midi, j’avais oublié de prendre une serviette. Je me lève donc de table pour m’en procurer une. Je reviens, et la carafe d’eau était vide. Bien évidemment, personne n’aurait l’audace d’aller la remplir. J’y vais d’humeur joyeuse, je me permets même le luxe de glisser habilement quelques glaçons dans le récipient avant de reprendre le chemin du déjeuner. Juste assez vite pour m’apercevoir que mes 2 collègues avaient déjà fini. 3 minutes 12. Oh – my -WoW ! Je peine à comprendre comment des gens qui rouspètent sans arrêt sur leur sort (pas comme moi, I’m a happy man !) peuvent avoir autant d’empressement à retourner se faire du mal. Chacun ses soucis anyways

- pourquoi les gens changent du jour au lendemain. La veille tu parles, tu rigoles, on se tape dans le dos, c’est trop cool, ouais, super tralala, à demain gamin. Et le lendemain ça fait une tronche d’enterrement et ça te dit pas bonjour, c’est tout botoxé du sourire, ça coagule de l’expressivité, degré zéro de l’amabilité. L’être humain peut pourtant voir 180°, j’étais dans le champ de vision, pas besoin d’un rapporteur ! You saw me !! I know it !! Je ne demande pas à mes collègues d’êtres des chats (287°, voit tout ce qui est sur les côtes le miaou, et il est souvent presbyte mais on s’en fiche) ou des mouches (ça se complique, elles voient à 360°, c’est pour ça que tu peux crâner quand t’en choppes une, évite le taon pourtant) mais j’ai du mal à comprendre certaines réactions ou attitudes. Ha, l’être humain et sa versatilité !

- pourquoi les toilettes sont un lieu à part. Parce qu’à la maison, tu es aux toilettes seul, ou avec ton concubin, ou la tortue de Floride puisque tu as cassé son vivarium. Mais au boulot, tu parles aux toilettes, tu fais des commentaires, tu épies dans le miroir, tu es discret quand ça fait plouf, tu peux pester contre la personne qui était là avant toi parce que wow, quelle bombe odoriférante c’est, tu te mouilles le jean parce-qu’il n’y a plus de serviettes de main ou que les sèche-mains (même pas des Dyson) sont en panne.

- pourquoi la clim n’est jamais réparée ? C’est quand même dommage ! Il fait beaucoup trop chaud !

Mais heureusement que tout le monde ne comprend pas tout, c’est aussi la mystique du monde de l’entreprise. Ca ne sert à rien d’être trop clairvoyant ou omniscient, comme dans la vraie vie. Une part de mystère, ça a toujours du charme, non ?




1 commentaire:

  1. moi, j'ai pratiqué pendant 5 ans, mais sur tracteur... j'ai entendu dire qu'aux states ils faisaient ça avec des hummer.

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