jeudi 20 août 2009

No sex last day

Ca y est. Un peu de sulfate de sulfite de suffisance sulfureuse. Tu t'es vu quand tabou ? A vous de voir... C'est la canicule, qu'on ..cule, donc sujet chaudement brûlant : sex at work.
Oui, oui, toi qui me lis. Je te vois tourner de l'œil, je vois cette petite goutte qui perle délicatement sur le haut de front, je sens la moiteur de ta main gauche, puisque la droite tient la souris en attente de faire défiler ce texte idiot. Ne pas se défiler, ou si ? It's all about that.
Que celle et celui qui n'ont jamais levé les yeux (pas la voix) sur un(e) collègue se lèvent. Bien. Merci pour votre franchise (pour une fois), personne debout. Comment ne pas y penser, y songer, comment ne pas confondre le désir de bien faire, de s'accomplir en travaillant, de s'épanouir professionnellement, de réussir selon ses desseins, avec le désir tout court? Elle apostrophe...être humain est profondément faible quand il s'agit du sexe.
Je me rappelle d'un collègue que j'ai surpris en train d'embrasser sa stagiaire (no worries, you don't even know I know about it, and I won't tell who you are...plus you certainly don't read this crap). Ca c'est de l'optimisation de ressources humaines. L'entretien d'embauche qui devient un casting pervers. Bravo les gars, congrats! (con gratis?) Je me rappelle de cette fille qui avait surpris son monde en gravitant sur l'échelle de l'ascension...sûrement un petit coup d'ascenseur, et son renvoi, à tous les sens possibles, et dans tous les sens. Qui n'a jamais regardé ce mec et cette nana à la cantine, ils déjeunent tous les midis ensemble. Quand ils ne sont pas ensembles, mais au milieu d'une flopée de congénères, ils n'en demeurent pas moins l'un en face de l'autre. Et leurs yeux disent tout. J'adore. Untel m'a raconté que bidule sortait avec schmok. Mais faut pas le dire. Mais tu me le dis ! Oui, mais je te le dis à toi, tu le dis pas. Non je le crie et je le répète. Il paraît qu'à la fêt de l'an dernier machin et machine...tu sais...mama-chichi. Non, arrête ? Si si, j'te jure! Qui te l'a dit ? Ha! Les rumeurs! Quel délicieux plat de résistance quotidien. Tu sais pas quoi ? Non mais tu crèves d'envie de me le raconter. Et puis la façon de parler, le body language, le hop je te tactile un coup, hop je te provoque. Il y a des champions de la drague déguisée at work, certains les trouvent trop sympas, d'autres les remarquent en silence. D'autres sont juste over frustrés et parlent de mécanique et de garage et de la voiture qu'ils n'ont pas à la cantine. Et puis il y a unetelle qui est là depuis des années, et qui saute sur les petits nouveaux qui ne savent pas qu'ils sont numéro 365. Quand ils l'apprennent c'est trop tard. Ils ont été heureux furtivement. Le travail c'est un B52 charnel. C'est pathétiquement humain.
Ce qui est plus retors, en revanche, ce sont les personnes mariées. Un écart de conduite, une petite erreur, les toilettes ferment à clé après tout, il n'y a pas de caméras de vidéosurveillance aux étages, le bureau est insonorisé, alors what the fuck! What happens at work, is work related, et, chérie, on n'en parle pas à la maison, hein? Ca arrange les deux parties. Heu...parties, tu veux dire quoi par là ? Et voilà, voyez, c'est reparti!
Allo Chérie ? Ne m'attends pas pour dîner, je vais rester tard au boulot. Le travail devient une religion qui aveugle ta routine. Tu t'en sers de leitmotiv pour te tromper sur ton sort et tromper ton monde. Éléphant inutile, va! Puisque, sauf cas exceptionnel, tes furtives relations ça et là sont condamnées au cdd : le collègue qui change de boîte, toi qui te fais virer parce qu'on l'apprend, la secrétaire qui te fait du harcèlement, le boss qui devient maître chanteur. Siffler en travaillant qu'ils disent. De toute façon, c'est l'éphémère qui fait le désintérêt de la chose.
N'importe quelle petite phrase pas prononcée sur le bon ton peut donner lieu à des déviances dans sa réception chez l'autre, surtout du sexe opposé. Et changer à tout jamais le regard que te porte ton collègue. La frontière est ténue entre vie professionnelle et vie privée. Beaucoup la confondent, et comme souvent, there are a lot of players, but very few winners.
Attention, attention : on ne peut pas être monogame à la maison et polygame au boulot. Attention à ne pas trop jouer avec le feu, de toute façon au change, tu perdras. Garanteed. Vu a la télé!
Comme le dit joliment notre meilleure amie Lorie, pardon, Amy : monogame ou polygame, love is a loosing game.


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